Engorgement du noeud ferroviaire Tours-Saint-Pierre-Joué

Quoi qu’on fasse, il faudra trouver des solutions, et les promesses d’augmenter fortement l’offre de TER en Touraine ne pourront se réaliser que si la capacité de trafic est augmentée entre Tours et Saint-Pierre, et entre Tours et Joué-lès-Tours.
Des travaux ont déjà été engagés qui permettront dès 2025 de libérer des sillons vers Saint-Pierre-des-Corps, grâce à la possibilité de stationner plus de trains le long de la rue E.Vaillant, et grâce à une station de gasoil et de maintenance du côté du Sanitas. On évoque aussi, mais rien n’est décidé, de l’ajout d’une voie et un quai à Saint-Pierre, mais le plan de voies devra alors être également substantiellement modifié à l’est de la gare.
On n’en parle moins, mais la section vers Joué, avec seulement deux voies, est trop chargée pour permettre, notamment, d’accueillir plus de TER vers Loches, où l’offre et l’amplitude sont encore insuffisantes, sans compter qu’on nous promet d’y augmenter sensiblement le trafic de frêt, à la rencontre ici de deux axes stratégiques, l’un venant de Normandie, et l’autre de l’Europe du Nord. On peut regretter amèrement d’avoir supprimé, il y a plus de cinquante ans, du pont de la Vendée, sur le Cher. Il faudra ici, dans l’idéal, ajouter une troisième voie, ceci dans un environnement urbain contraint, et avec plusieurs ouvrages d’art importants. Il va falloir que la gouvernance du SERM s’empare de cet épineux dossier s’il souhaite obtenir d’indispensables financements de l’Etat, dont les arbitrages se font toujours attendre.

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