Le tracé de la ligne B de tramway en centre-ville de Tours

Des incertitudes demeurent sur certains tronçons de la future ligne B du tramway (Passage par les Fontaines ou par le Lac, Alouette ou Parc de Grandmont, terminus au périphérique ou non à La Riche et Chambray). Pour l’heure, l’ADTT, même si elle déjà fourni des suggestions sur ces tracés en périphérie, estime prioritaire de choisir le bon tracé en centre-ville.

Le tracé de la ligne B du tramway en centre-ville comporte 3 options.

Un passage par Jean Royer


A partir de Liberté, la ligne emprunte le Bd Jean Royer, qui ne comporte guère de commerces et qui est marqué par le grand hiatus des casernes Rannes et Baraguay d’Hilliet dans lesquelles de nouveaux services de l’armée se sont installés. Ce secteur restera stable : aucun projet d’envergure n’étant envisagé.

Le secteur appelé à un développement urbanistique est celui plus à l’Ouest des casernes Beaumont-Chauveau. Or, les 2 tracés Jean Royer ou Béranger le desservent.

Le fait majeur concernant le tracé Royer est qu’on ne passe pas par le centre-ville, donc pas par la gare de Tours (SNCF et bus Fil Vert) où pourrait se raccorder la branche future du tram vers St Pierre des Corps, ni par Jean-Jaurès, où se trouvent l’essentiel des connexions bus et où la proximité de deux grands lycées apporte un flux notable d’usagers. Venant du Sud, un changement de tram serait alors nécessaire pour les voyageurs se rendant à la gare de Tours d’où une perte de temps qui peut être rédhibitoire.

On condamne sur le boulevard J. Royer (largeur de 14 mètres) deux voies de circulation pour voitures, qu’il faudra reporter ailleurs, mais où ? Rue Febvotte ou quartier des Prébendes ?

Les rues sont ici étroites et peu propices à évacuer un trafic Est-Ouest.

Enfin, les relevés de trafics bus donnent seulement un nombre de 604 montées quotidiennes sur l’axe Jean Royer, chiffre très modeste (enquêtes ODMD, 2014).

Un passage par Béranger :


On notera, comme il a été dit, que ce tracé dessert également le quartier des casernes Beaumont – Chauveau et qu’il peut donc être comme pour Jean Royer un élément majeur de la rénovation urbaine.

Il a surtout comme intérêt de passer en hyper-centre et d’en soulager le flot de voitures. Il passe à proximité du commissariat central, de l’Institut de Touraine (flux d’étudiants), des Halles, où il y a un important pôle de services et de commerces, un lycée-collège privé. Ce devrait être un secteur à décongestionner en priorité.

Les distances à la ligne de tram de ces divers émetteurs de voyageurs ne sont pas supérieures à 300 mètres. Ce tracé assure également la desserte de Clocheville (si l’hôpital disparaît, il y aura des logements collectifs à la place, et ce sera tout aussi pertinent) et de la cité de la Gastronomie (ex Fac de Droit) appelée à se développer. Il jouxte le marché forain bi-hebdomadaire.

On peut ici conserver deux voies de circulation automobile, (la largeur du boulevard est de 42 m.), on ne touche pas au mail central réservé au marché aux fleurs et aux vêtements.

Ensuite, après Saint-Eloi, le secteur Giraudeau Nord a une bonne densité commerciale, la place Rabelais abrite un marché actif, un collège, une Caisse d’Epargne, un immeuble d’affaires. Le tracé Jean Royer ne desservirait pas cet ensemble.

Enfin, comparativement, on note que l’axe Béranger abrite aujourd’hui 9 lignes de bus et que les montées quotidiennes de voyageurs y sont de 2359 (enquêtes ODMD, 2014), ce qui traduit un important flux Est-Ouest justifiant le passage du tramway.

L’option Grammont-Béranger

Cette option permet d’emprunter l’avenue de Grammont entre Liberté et Jaurès, que ce soit dès la mise en service ou plus tard. Dans ce tronçon, on dessert des immeubles, des commerces, la cité administrative du Cluzel, et on intéresse une bonne partie du quartier des Prébendes. Les commerces et services sont nombreux sur cet axe qui pâtit quelque peu d’être depuis 2013 à l’écart de la ligne A actuelle. Le site propre avec ses stations est déjà en place pour les bus. Cependant ce tracé par Grammont n’utilise pas le tronc commun A + B via le Sanitas, donc le coût de la ligne B en sera majoré du fait d’un allongement de l’infrastructure à construire.

Au final

Si l’on utilise le tronc commun, les kilométrages à construire sont équivalents entre Béranger et Jean Royer (2 km).

Mais dans un cas (Jean Royer), on ne répondra pas à l’impératif de la ligne B qui est de décongestionner le centre-ville puisque l’on n’y passera pas. Dans l’autre cas (Béranger) on dispose d’un bassin de clientèle existant et on se connecte au pôle multimodal de la gare.

Si une refonte urbanistique de l’axe Jean Royer était envisagée beaucoup plus tard, il serait toujours possible d’y adjoindre un barreau tramway qui serait également un précieux itinéraire de déviation.

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NB : Il apparaît avantageux de prévoir le débranchement de la ligne B non à Jean-Jaurès mais à la gare de Tours, ce qui permet de multiples connexions, épargne la place Jean-Jaurès et conserve un flux automobile Est-Ouest aisé, sans empiéter sur les mails centraux des deux boulevards (voir croquis).

Carte tracé B avec optionsADTT, 13 novembre 2017

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